Esther Andersen

Chronique
01/09/21

Irène Bonacina

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Les vacances avaient la forme d'un escargot avec la maison au centre, et je faisais des cercles de plus en plus grands pour tenter d'arriver au bord. Et puis un jour, un été, j'y suis arrivé. C'était là et je ne l'avais jamais su.

Edition : Gallimard Jeunesse
 

        Un grand merci à Gallimard Jeunesse pour l'envoi !


   Esther Andersen, c’est une plongée au cœur d’un été fait de balades en vélo, de lectures sous un arbre, de nouilles au beurre et de souvenirs. Mais un été différent des autres, un été marqué par une rencontre bouleversante pour notre jeune héros, qui va alors découvrir une nouvelle sensation qui le dépasse.


   Esther Andersen est un magnifique album aussi bien doux que poétique. Nous y retrouvons toute l’innocence de l’enfance, avec le regard, les pensées et le cœur d’un enfant. Les coins de mes lèvres se sont étirés davantage à chaque page, venant dessiner un sourire amusé et attendri sur mon visage.


   L’écriture de Timothée de Fombelle est délicate, simple et juste. Il est sans conteste mon auteur préféré pour sa plume sincère et poétique, ses récits enchanteurs et ses personnages vivants et sensibles. Jusqu’à maintenant, je n’avais lu que ses romans, et c’est donc avec Esther Andersen que je découvre son talent d’auteur pour albums jeunesse. Même ayant l’habitude de son style d’écriture, j’ai une fois de plus été frappée par la justesse de ses mots. Timothée de Fombelle a ce don de saisir toutes les nuances et l’essence des termes qu’il écrit, de retranscrire toutes leurs saveurs. J’ai lu l’entièreté de l’album en chuchotant les phrases, comme ça, juste pour le plaisir de prononcer chaque son, chaque lettre. Je vous conseille de faire de même durant votre lecture, pour ressentir tous les sentiments de notre petit héros, pour faire vibrer ses pensées à l’unisson avec les vôtres. En une seule phrase, l’auteur parvient à nous faire ressentir une palette d’émotions colorées que l’on retrouve dans les nuances pastel des illustrations de Irène Bonacina. Son trait est d’ailleurs parfait, totalement complémentaire avec l’écriture de Timothée de Fombelle. Les différentes nuances de l’aquarelle interprètent avec beaucoup de sensibilité et de douceur les phrases du texte.

 


   Esther Andersen est un album apaisant qui, en l’espace de quelques pages, nous immerge dans une bulle incroyablement douce, dans laquelle flotte l’odeur légèrement piquante de la mer et la brise caressante du vent.

A voir aussi  -> Timothée de Fombelle

                    -> Le Livre de Perle

                    -> Alma, Le vent se lève